La Navette Autonome

            Nous avons voulu étudier d’un peu plus près la navette autonome dont Arnaud Plichet, directeur technique, nous a parlé lors de notre interview.

“Pour les pays développés qui possèdent déjà un réseau de transport structuré, la tendance est plus vers le développement de systèmes complémentaires aux modes existants (tramways) et la recherche de solutions innovantes (projets de véhicules autonomes, auto partage).”

Arnaud Plichet

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        L’EZ 10, conçue par la société easyMile, permet depuis le 24 Janvier 2017, de traverser le pont Charles de Gaulle, entre la Gare de Lyon et la Gare d’Austerlitz, en navette autonome.

        L’idée est de créer un transport autonome sur un petit parcours ‘protégé’ et prédéfini, comme un parc, avec une capacité limitée à 12-14 passagers. La vitesse est aujourd’hui limitée à 40 km/heure. Le mini bus est équipé de capteurs lui permettant de ralentir, se diriger et de s’arrêter devant les différents obstacles. Il s’agit d’un projet concret et réel, permettant d’analyser l’impact d’un véhicule autonome (sans chauffeur).

         La société Easymile est une start-up Française ayant déjà mis en place de petites navettes de la sorte, notamment au Japon. Ce projet est intéressant car il permettrait un développement rapide dans des lieux privés ou sur des parcours délimités. On peut l’imaginer dans des gares, des campus universitaires, des parcs d’attraction, des campus militaires, des centrales nucléaires…

Navette RATP

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             Il existe d’autres projets de la sorte, comme le projet Citymobil 2, expérimenté en Europe afin de mesurer les impacts sociaux de véhicules autonome pour éventuellement procéder à des installations urbaines et les adapter à la circulation. L’expérience s’est notamment déroulée à  Lausanne (Suisse) et La Rochelle (France). En France, la mise en circulation de véhicules sans chauffeur est interdite, il y a donc eue une dérogation dans le cas d’une expérience Européenne. Ainsi, 6 véhicules à propulsion électrique allant jusqu’a 15 km/h ont transportés plus de 14 000 passagers en 4 mois. Les bus étaient connectés à un système de pilotage, et étaient équipés d’un système de cartographie laser et d’un GPS. L’expérience à été concluante, aucun accident n’a été déploré.

            L’implantation de la navette autonome donc possible dès aujourd’hui, et ce sans que des infrastructures importantes soient réalisées. Le coût demeure pour l’instant assez élevé, de l’ordre de 200.000 à 250.000 dollars l’unité. La société prévoit néanmoins 70 commandes à travers le monde en 2017. Le véhicule autonome, ce n’est donc pas pour demain, mais aujourd’hui !!!

Sources:

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