La vitesse

             Notre société actuelle est caractérisée par une modernisation rapide soutenue par une accélération technique et une augmentation du rythme de vie. Le temps est donc devenu dans la société un paramètre important, il représente une valeur, comme l’argent.   Les villes et les mégalopoles se sont agrandies et se déplacer nécessite plus de temps qu’avant, notamment pour rejoindre son lieu de travail. Le tourisme de courte durée s’est généralisé, on voyage maintenant loin pour un week-End. On voyage plus, plus loin, plus  confortablement, et plus vite. Doit-on considérer la vitesse comme un paramètre majeur à prendre en compte pour le développement des futurs moyens de transports ?

              En effet, l’amélioration technologique doit pouvoir répondre à ce besoin et nous permettre de gagner du temps. Les ordinateurs, par exemple, nous aident aujourd’hui à réaliser une multitude de tâches plus rapidement. Néanmoins, nous sommes dans un cercle vicieux où la rapidité obtenue grâce à la technologie est sans cesse contre balancée par un besoin accru d’en faire plus et d’aller encore plus vite. Nous devenons continuellement plus productifs, mais aussi de plus en plus dépendants d’une amélioration constante de la technologie qui nous entoure.

              Les transports se sont aussi adaptés à ce besoin de vitesse toujours plus élevé. Prenons une distance donnée: le trajet entre Los Angeles et San Francisco. Pour ce trajet de 600 KM, il fallait:

– En 1750, une semaine à dos de cheval

– En 1830, quatre jours avec les premiers trains

– En 1950, 12 heures en train

– En 2010, 1h30 en avion

– En 2030, peut-être 30 min en hyperloop…

              On voit que depuis 1750, le temps pour parcourir ce trajet a été divisé par 100. Il est donc évident que l’amélioration de la vitesse semble être un besoin constant pour les transports.

           Maintenant, si l’on regarde les avancées technologiques récentes, une nouvelle question se pose, serons nous toujours à la recherche d’une augmentation de vitesse dans le futur ? Nous avons réalisé depuis des décennies des progrès majeurs sur le sujet: tous les transports vont nettement plus vite aujourd’hui qu’il y a 30 ans. Certains projets ont repoussé les limites sur le sujet.

  • Le Concorde, entré en service en 1976, atteignait une vitesse de croisière de Mac 2,02 (2145 km/h),
  • Le Maglev, le nouveau prototype de train magnétique japonais (600 km/h).
  • Récemment, le projet de l’Hyperloop one (la capsule voyageant à la vitesse du son) propose également un objectif de vitesse s’approchant de la vitesse d’un avion.

          Par ailleurs, certains diront que l’Homme a créé la sonde Voyager 1, qui va à plus de 60 000 km/h et que la  limite réelle en terme de vitesse est ce seuil de 60 000km/h. Mais il faut relativiser. Oui, l’être humain a besoin de se déplacer toujours plus rapidement, mais l’heure n’est pas encore à la téléportation. De plus, cette vitesse est atteinte dans le vide intersidéral, sur terre il y a des forces qui s’exercent, des frottements, et surtout le corps humain a également des limites…

             En outre, cette notion de vitesse ne doit pas être prise en compte au détriment d’autres notions, comme le  confort, la sécurité ou la capacité (plus un transport est volumineux, moins il aura de chances d’atteindre des vitesses très élevées). Selon Arnaud Plichet, Directeur Technique RATP Amérique:

« La vitesse de déplacement constitue un enjeu majeur mais doit être considérée en fonction de l’environnement extérieur, du mode de transport et des besoins des utilisateurs ».

              Au final, la vitesse est bien un paramètre important dans l’élaboration des futurs moyens de transports, mais, vu les avancées technologiques récentes, ce paramètre pèsera peut être moins désormais que celui de la sécurité ou du respect de l’environnement par exemple.

Source:

Site Internet le Monde: http://internetactu.blog.lemonde.fr/2013/03/22/la-technologie-est-elle-responsable-de-lacceleration-du-monde/

       

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